Incurie de l'habitat : Les conséquences graves pour la santé

Chaque année en France, des associations ou des organismes comme l’ ARS (Agence Régionale de Santé) ou l’ ALPIL (Action pour l’insertion par le logement), dans le cadre de leur mission afin d’identifier et de lutter contre l’habitat indigne, constate un nombre toujours plus grand de situations d'incurie dans les logements en France.

C’est sûrement très difficile à imaginer pour un grand nombre d’entre nous qui avons conscience de la difficulté que certains éprouvent pour se loger ou même dans certains cas des conditions de logement que certaines personnes peuvent connaître mais nous sommes encore très loin de la vérité. Il s’agit d’une problématique grandissante pour laquelle les acteurs nationaux ou locaux ont du mal à trouver des solutions pérennes.

Qu'est-ce que l'incurie d'un logement ?

La définition même de l'incurie est l'absence de souci de soi ou des autres. Dans une grande majorité de cas cet insigne avant-coureur d’une perturbation mentale que l’on retrouve très régulièrement dans les pathologies psychiatriques mais aussi, et c’est le cas que nous verrons dans cet article, dans les cas extrêmes de souffrance psychique et sociale.

L’absence de souci de soi entraîne fatalement des conséquences vis-à-vis de l’hygiène de la personne et de son environnement. Il s’agit donc d’individus dans l’hygiène corporelle est délaissé dans l’habillement et l’apparence est négligée et qui se soucie également très peu de son environnement.

L’habitat est alors le reflet de la personne malade. L’incurie d'un logement est alors synonyme d’un habitat indigne et inutilisable. Bien souvent on n’y observe un encombrement excessif ou même un amoncellement d’objets ou de détritus. L’incurie, et tout particulièrement dans un logement, est un signe distinctif des personnes atteintes du syndrome de Diogène, par exemple.

Comment agir face à une personne atteinte d'incurie ?

Il est particulièrement difficile pour l’entourage ou pour les services sociaux de pouvoir agir dans ce type de cas de figure car la première difficulté est d’identifier l’incurie. Dans bien des cas les occupants de ce type d’habitat sont socialement isolés et non plus de famille, si c’est le cas ne souhaite plus les recevoir chez eux.

Ce sont généralement des gens qui se fabriquent une barrière sociale qui empêche de constater les dégâts. Les constatations viennent généralement des alertes ou des plaintes déposées par les voisins ou les bailleurs des logements ou les services sociaux à l’occasion d’une rare visite. Ce signalement est alors transféré aux autorités ou à la mairie de la ville.

Le cas est alors considéré comme un dossier lié à la sécurité et à la salubrité publique. Les services administratifs passent ensuite le relais à des organismes spécialisés comme l’ARS, mandaté pour appliquer les pouvoirs de police administrative du préfet. Le service administratif confie alors la mission à des associations comme l’ALPIL pour intervenir sur place. C’est en fonction des cas de figure rencontrée que les types d’actions nécessaires ont envisagée. C’est à la fois une mission d’ordre social, psychologique, administrative aussi bien que de salubrité publique.

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